Procrastiner : mieux comprendre la procrastination pour agir efficacement

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La procrastination, c’est la « tendance à ajourner, à remettre systématiquement au lendemain ». Ainsi, celui à l’initiative de la procrastination est un procrastinateur qui procrastine. Si vous aussi vous êtes un spécialiste pour procrastiner, et adorez vous trouver des excuses pour tout remettre au lendemain, alors cet article est fait pour vous.

Procrastiner, c’est remettre à plus tard, c’est l’art de procrastiner.

Vous êtes-vous déjà demandé : pourquoi attend-il le dernier moment ? Ou peut-être est-ce à vous qu’on pose souvent la question depuis que vous avez fait de l’ajournement votre spécialité ? 

Autant, il est difficile d’évaluer combien de personnes sont touchées par la procrastination, autant, lorsqu’elle nous touche, elle nous pénalise. En effet, elle nous pousse à fuir des tâches dont nous avons le sentiment qu’elles devraient être faites. Nous « végétons » entre le : « je dois faire cette tâche », le : « je culpabilise de ne pas la faire » et enfin : « mais j’ai vraiment de difficultés à m’y mettre ».

Le phénomène dépend donc de :

  • L’importance que nous donnons à la tâche,
  • L’urgence à laquelle nous devrions réaliser cette tâche.

Et comme nous le savons grâce à la matrice Eisenhower, ce qui est important et urgent est prioritaire.

L’Échelle de pure procrastination est un test créé par le psychologue Piers Steel en 2010 qui permet de mesurer la tendance à la procrastination : vous pouvez le passer ici. 

Vaincre l’inertie, c’est difficile, mais pas impossible.

Procrastiner : mieux comprendre la procrastination pour agir efficacement

 

Pourquoi procrastine-t-on ? 

Reporter au lendemain le simple fait de faire le ménage ou une tâche plus ambitieuse telle qu’arrêter de fumer consiste dans les deux cas à procrastiner. Cela est lié à plusieurs raisons qui ne sont pas toujours celles auxquelles on pense :

 

La recherche du plaisir invite à procrastiner

Certaines théories, comme l’hédonisme, nous disent que nous recherchons le plaisir en priorité. Le fait de procrastiner peut également être corrélé à un simple manque de motivation, car la tâche ne nous fait pas plaisir. Ainsi, peut-être serait-il nécessaire de choisir des activités que vous aimez faire au quotidien, afin de ne pas les subir ?

 

Le procrastinateur manque de confiance en soi et se dévalorise

Un manque de confiance en soi ainsi qu’une dévalorisation de soi nous pousse à ne pas croire en nos capacités à réussir la tâche ou l’action à mener. Nous doutons de nous et de nos facultés à mener à bien tel ou tel projet. Nous nous mettons donc à procrastiner.

 

Le procrastinateur est perfectionniste

Être perfectionniste peut être vu comme une qualité, mais également comme un défaut. En effet, parce que je sais que je vais devoir tout bien faire et que je sais le travail que cela représente, je vais fuir cette tâche. Dans ce cas, le perfectionnisme n’est pas mon allié.

 

Une date butoir incohérente

Bien souvent, nous procrastinons, car la tâche qui nous est assignée par nous-mêmes ou notre employeur est vraiment trop lointaine. Nous pouvons nous dire « que nous avons encore le temps » ou ne pas percevoir les avantages de réaliser cette tâche aujourd’hui.

 

Les croyances limitantes poussent à procrastiner

Nous pouvons avoir des croyances qui nous amènent à procrastiner. Par exemple, si nous avons tendance à nous dire que « le monde est dangereux », nous risquons de fuir plus souvent les tâches par peur que cela tourne mal.

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Le procrastinateur a peur et est stressé

La raison de la procrastination est moins une histoire de fainéantise que de peur et d’anxiété profonde. Il s’agit d’ailleurs de l’un des principaux facteurs de ce mal. Le fait que je ne lis pas mes mails peut donc être lié à une peur ce qui est écrit. J’ai peur que cela me blesse ou de ne pas savoir quoi répondre. La peur de recevoir ou d’échouer est donc des raisons expliquant la procrastination.

 

Une mauvaise gestion des émotions contribue à procrastiner

Parce que nous sommes tristes, en colère ou parce que nous sommes joyeux, nous pouvons nous détourner des tâches que nous devons faire. En effet, par exemple, la tristesse est une émotion de repli qui survient lors d’un manque. Elle ne nous poussera donc pas à agir. La colère, qui est elle l’énergie du changement, nous poussera peut-être à suivre une voie qui n’est pas prioritaire. Enfin, la joie nous amènera à fêter les victoires au lieu d’avancer dans nos projets.

 

Repousser au lendemain, puis à demain et enfin procrastiner

Procrastiner offre une satisfaction immédiate et permet à celui qui en est à l’origine de rester dans sa zone de confort. 

Lutter contre la paresse, c’est lutter contre une gratification instantanée ; celle de pouvoir s’adonner à des distractions et préférer faire comme ceux qui attendent le dernier moment pour faire leur déclaration d’impôt, car ils manquent de motivation. 

Cela peut devenir pathologique : reporter les échéances à cause de la peur de l’échec, et ainsi affecter votre vie professionnelle, et votre efficacité personnelle.  

Sachez que si vous procrastinez, vous ne le faites pas parce que « vous êtes comme ça », mais en raison de considération émotionnelle. 

Ainsi le procrastinateur va culpabiliser, être stressé, potentiellement anxieux voire succomber à la déprime. Cette pathologie conduit à être sous antidépresseurs, et à vivre dans des fantasmes d’amélioration à venir grâce à de nouvelles résolutions, tout en faisant preuve de mauvaise foi et en étant irréaliste. 

Prendre inconsciemment de mauvaises habitudes comme la procrastination qui nuisent à votre vie personnelle et professionnelle est donc un cercle vicieux : l’évitement suscite un certain sentiment de soulagement qui crée de la culpabilité, puis de l’anxiété et une volonté diminuée de changer et d’arrêter de procrastiner.

 

Pourquoi faire aujourd’hui ce que l’on peut remettre à demain ? 

Comment arrêter d’être paresseux ? Changer d’état d’esprit ? Comment atteindre ses objectifs ? Il n’existe pas de remèdes miracles : « demain, j’arrête ! » puisque vaincre la procrastination, perdre une mauvaise habitude et atteindre ses objectifs sont autant d’ambitions qui demandent du temps et de la concentration. 

De plus, remédier à la procrastination n’est atteignable qu’en trouvant l’origine de notre inaction.

 

Prendre conscience de l’ampleur du problème 

Vous avez fait une séance de coaching devant le miroir et en faites une obsession : vous parviendrez à livrer votre projet avant la date butoir. Vous voulez guérir, prendre de nouvelles habitudes, et allez cesser de tergiverser. D’ailleurs, vous allez vous mettre au travail tout de suite. Bon… dans une heure. Vous n’avez pas réglé le problème. Prendre conscience de l’ampleur du problème, c’est déjà avoir parcouru un bout de chemin vers la guérison.

 

Avancer par petits pas

Gérer ses objectifs et son temps, c’est aussi laisser de côté son perfectionnisme et segmenter les objectifs, en commençant par ceux qui sont faciles. Prioriser permet d’éviter de tout faire à la dernière minute ou de se dire « tiens, ce sera pour demain dans la journée ». La segmentation permet de diviser les problèmes en catégories. Avoir peur d’un grand problème est compréhensible, mais vaincre plein de petits problèmes segmentés paraît plus abordable. C’est la méthode des petits pas. Avancez chaque jour un petit peu.

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Passez en mode agile pour arrêter de procrastiner

Alterner des périodes de réflexion et des périodes de production vous rendra la tâche plus facile. En effet, vous serez plus en forme pour produire après une phase de réflexion. L’inverse sera tout vrai. De plus, l’alternance de ces deux modes rendra votre quotidien moins monotone et vous motivera plus.

 

Établir des priorités pour le lendemain

Vous pouvez établir une liste des choses à faire ou une liste des tâches à réaliser quoiqu’il arrive, notamment pour ce qui concerne les plus urgentes. Cela doit constituer un réflexe. Pensez donc à organiser votre temps.

 

Se donner des règles

Dans la mesure où la personne qui procrastine éprouve des difficultés à contrôler ses envies, elle peut se donner des règles, afin d’éviter cette propension à l’inaction.

 

Repérer les périodes auxquelles vous êtes productif

Reporter à demain quand on est en petite forme, cela peut se comprendre. Il est donc essentiel de se connaître et de reconnaître ces moments dans la journée où nous avons un coup de mou et de privilégier ceux durant lesquels nous sommes en forme.

 

L’importance du repos pour arrêter de procrastiner

Il se peut que vous procrastiniez parce que vous avez besoin de repos. Vous avez besoin de recharger vos batteries et la procrastination vous indique que vous devez faire une pause.

 

Julien Godefroy

Julien Godefroy

Consultant Web en Gestion du Temps

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